MDV - Arras - 02

Philippe Gourier débute sa carrière par une formation technique et technologique. C’est ensuite en autodidacte qu’il s’oriente vers la sculpture, au début des années 1980. Il commence par sculpter la terre, puis la pierre, avant de découvrir l’acier qui devient son matériau principal. Il se consacre depuis 2001 exclusivement à son travail artistique et a exposé en France (Galerie Wagner, Sculpt’en Sologne, Villa Datris, Musée Bernard Boesch), en Belgique (Action Sculpture, Galerie Lieve Lambrecht, Galerie Beukenhof), au Luxembourg (Galerie Schweitzer, Galerie Médiart), en Allemagne (Galerie Lenk, château de Leitheim) ainsi qu’en Corée du Sud à l’occasion d’une résidence à Ulsan lors du Taehwa Art Festival.

Démarche

« Je pense avoir travaillé l’acier sous presque toutes ses formes : en barre, ronde, carrée ou hexagonale, étiré ou non, en tôle laminée à chaud ou à froid, IPN, UPN, cornière, fer à béton, fer plat, fer en U… La liste n’est pas exhaustive. Cette variété de supports m’a permis de me familiariser avec ses caractéristiques : résistance, élasticité, densité, ductibilité…

Certains projets sont suffisamment riches pour être déclinés en série. Il m’arrive de me trouver bloqué dans leur développement alors que je sens que la série n’est pas terminée. Pour sortir de ces impasses, j’ai souvent radicalement changé mon approche en m’appuyant sur une des caractéristiques de l’acier. Je peux par exemple passer de travaux très denses à la réalisation d’œuvres plus aériennes en basculant d’un paradigme à son contraire : du lourd au léger, du souple au rigide, du figuratif à l’abstrait…

Ces derniers mois, mon travail est inspiré par la thématique de l’arbre. L’architecture des branches charpentières ainsi que leurs déploiements dans l’espace me fascine. Cet engouement a eu pour conséquence de diversifier mon rapport à la représentation : chaque pièce de cette série s’inscrit entre une figuration scrupuleuse et une abstraction extrême, en fonction de son positionnement. Cela implique de dessiner la pièce plusieurs fois, en donnant lieu à la création de différentes silhouettes. Certaines seront conservées, d’autres non. Ce processus s’apparente pour moi à la gravure qui permet le tirage d’états intermédiaires. »